La voix nationale des 17 facultés de médecine du CanadaLa recherche d’aujourd’hui, les médecins de demain

L'AFMC en bref

Historique

Durant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement canadien demande aux facultés de médecine du pays d’accélérer la formation des médecins en vue d’accroître le nombre de diplômés et ainsi contribuer à l’effort de guerre. Les doyens des facultés se réunissent donc pour discuter de la question en 1942 et en 1943 et jugent qu‘il existe également d’autres questions sur lesquelles ils devraient se pencher, notamment les conditions d’admission en médecine et la rigidité du programme. Ils décident par conséquent en avril 1943 de fonder l’Association des facultés de médecine du Canada. La première réunion annuelle de l’organisation se tient en août de cette année-là.

Le programme d’enseignement accéléré de la médecine se poursuit durant le reste de la guerre. Dans les années qui suivent, les facultés consacrent beaucoup de temps et d’énergie à intégrer les médecins militaires de retour au pays dans la pratique civile et à faire face à l’afflux de vétérans qui composent jusqu’à 25 p. cent des nouveaux étudiants du programme d’études. Les exigences d’après-guerre à l’égard des facultés mettent également l’accent sur la nécessité d’une planification et d’un passage à l’acte dans l’ensemble du pays. L’association devient donc dépositaire des données sur les demandes d’entrée dans les facultés de médecine et les admissions des étudiants.

De la fin des années 1940 au début des années 1960, l’association grandit en importance. En 1946, elle est invitée par l’Association médicale canadienne à nommer un délégué à son conseil. En 1956, elle envoie une délégation à une rencontre à laquelle participent plusieurs ministres fédéraux pour discuter de l’impact d’un régime de soins médicaux national sur l’éducation médicale et de l’appui à la recherche médicale au Canada. En 1962, en raison de l’influence de l’association, le gouvernement forme un sous-comité de la Commission Hall sur la santé nationale pour étudier les besoins en matière d’éducation médicale.

En raison de son expansion, l’association ne peut plus être administrée à temps partiel et de façon semi-informelle. En 1959, des représentants du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et de l’Association médicale canadienne rencontrent leurs homologues de l’Association des facultés de médecine du Canada pour envisager l’organisation d’un secrétariat de l’éducation médicale canadienne. La fondation Kellogg offre au secrétariat une subvention de cinq ans pour nommer un médecin secrétaire exécutif et pour mener des études sur les programmes des facultés de médecine et leurs besoins. Pour respecter une des conditions d’attribution du financement, l’association est incorporée en octobre 1961.

À la suite de l’incorporation, l’association met sur pied un programme d’études de statistiques nationales en éducation médicale. Elle commence également à publier un bulletin qui va évoluer au fil des ans, passant d’une douzaine de feuilles polycopiées rédigées par le président à FORUM, un bulletin bilingue.

L’association prend en charge le Service canadien de répartition des internes autrefois sous la responsabilité de l’Association canadienne des étudiants en médecine et des internes dans les années 1960, le relançant sous le nom de Service canadien de jumelage des internes. En 1985, le service est élargi pour inclure non seulement les internes de première année, mais ceux qui entrent dans les programmes de résidence. Il continue ensuite à prendre de l’expansion pour répondre aux besoins changeants, comme des exigences relatives au permis temporaire d’exercer. En 1994, il se dissocie de l’association pour devenir le Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS).

C’est en 1979 que le Comité d’agrément des facultés de médecine du Canada voit le jour. Jusqu’à cette date, les facultés de médecine canadiennes étaient agréées par le Comité de liaison sur l’éducation médicale, un organisme américain. Avec l’avènement du régime d’assurance-maladie, le système d’éducation médicale au Canada est adapté pour répondre aux exigences sociales qui différent de façon marquée de celles des états-Unis. Bien que conçu pour tenir compte de ces exigences sociales, le comité d’agrément adopte tout de même plusieurs procédures de son homologue américain et est établi de telle manière que les facultés de médecine canadiennes reçoivent l’agrément des deux organismes.

La mise en œuvre en 1986 du Système informatisé sur les stagiaires post-M.D. en formation clinique (CAPER) est le moyen pour l’association de satisfaire à l’obligation pour l’information d’identifier les tendances en matière d’éducation, de formation et de pratique et de révéler sans tarder les lacunes sur le plan de la main d’œuvre et les surplus. Combiné aux statistiques en éducation médicale recueillies par l’Office de recherche et d’information (ORI), il donne à l’AFMC la capacité d’effectuer un suivi longitudinal de chaque étudiant en médecine au Canada, à partir de son admission à la faculté de médecine et tout au long de sa carrière.

En 2004, l’association accueille son premier nouveau membre en plus de 30 ans lors de l’inauguration de l’école de médecine du Nord de l’Ontario. Cette même année, elle opte pour un nouveau nom anglais, soit l’Association of Faculties of Medicine of Canada (AFMC) afin de se moderniser et d’établir une identité plus définie. En 2007, l’AFMC rehausse son image de marque grâce à un nouveau logo et un site Web remanié. Elle change également le nom de son bulletin qui passe de FORUM à Gravitas.

Tiré de : The Association of Canadian Medical Colleges and how it grew du Dr Douglas Waugh (PDF) par le Dr Douglas Waugh