Le Conseil d'administration de l'AFMC est constitué de 21 administrateurs, dont les doyens des 17 facultés de médecine et de quatre représentants du public. L’inclusion de représentants du public dans son Conseil d'administration permet à l'AFMC de bénéficier de l'apport de meneurs chevronnés qui apportent des perspectives importantes pour l'avancement de la médecine universitaire au Canada.
Nous mettrons en vedette les représentants du public qui siègent au Conseil d'administration de l'AFMC dans nos bulletins d'information. Lisez notre entretien avec Anne McFarlane.
Qu'est-ce qui a suscité votre intérêt pour devenir représentante du public au sein du Conseil d'administration de l'AFMC?
Mon expérience au sein du gouvernement et de divers conseils d'administration dans le domaine de la santé m'a clairement fait comprendre qu'une formation médicale de haute qualité et socialement responsable est essentielle pour préserver la santé des Canadiens ainsi que la qualité et l'accessibilité des services de soins de santé. Je voulais être en mesure de fournir des conseils sur les priorités en matière de santé ainsi que sur les réalités du secteur public à un conseil respecté et actif qui a le mandat et les outils nécessaires pour soutenir les améliorations du système de santé.
À votre avis, pourquoi est-il important que le point de vue des représentants du public soit pris en compte au sein du Conseil d'administration?
Le point de vue du public peut être utile pour diverses raisons. L'audition de membres du public peut donner un aperçu de l'expérience réelle des patients en matière de soins de santé dans différentes régions du pays. La présence de représentants du public ayant une expertise dans divers domaines peut améliorer la qualité de la prise de décision. Par ailleurs, les conseils composés uniquement d'experts universitaires risquent de ne pas communiquer clairement avec le public ou de ne pas attirer son attention sur des questions importantes. Plus le public est en mesure de considérer l'enseignement médical comme réactif et pertinent par rapport à son expérience des soins de santé, plus l'enseignement médical peut s'attendre à être soutenu par le public.
Quels sont, selon vous, les plus grands défis de la médecine universitaire au Canada?
Le besoin d'un plus grand nombre de médecins, principalement des médecins de famille, constituera un défi à la fois pour l'enseignement en classe et pour les stages dans un système déjà très sollicité. Un autre défi sera la nécessité de suivre le rythme de l'introduction des progrès dans les soins de santé, à la fois pour les nouveaux apprenants et pour soutenir les médecins par le biais de la formation médicale continue. Enfin, répondre aux niveaux de stress subis par les étudiants et les prestataires travaillant dans le système de santé est et restera un défi.
Parmi les travaux entrepris par l'AFMC, lesquels suscitent chez vous de l'enthousiasme ou de la joie?
L'accent mis sur des questions telles que la toxicomanie et la santé mentale, qui sont des préoccupations pressantes dans de nombreuses communautés à travers le pays. J'ai également été ravie de constater que l'accent était mis sur le soutien à la recherche et à l'innovation. La rapidité avec laquelle nous voyons apparaître les technologies émergentes dans le domaine des soins de santé nécessite une collaboration nationale et internationale, et l'AFMC peut jouer un rôle important à cet égard.

Anne McFarlane est une fonctionnaire à la retraite et ancienne vice-présidente de l'Institut canadien d'information sur la santé. Elle siège aux conseils d'administration de l'autorité sanitaire de l'île de Vancouver et de la Société canadienne du sang. Anne a été auparavant membre du conseil d'administration de Providence Healthcare à Vancouver et de la Michael Smith Foundation.